etsesamispierrot

Bienvenue sur le site officiel de Pierre Trabaud

Ce site vous permet à ce jour de découvrir ou redécouvrir la riche carrière de Pierre Trabaud.

Vous pouvez également accéder à une galerie de photos originales et pour beaucoup inédites, et vous tenir au courant des activités variées de tous les amis de Pierrot.

Dans la rubrique actualités vous retrouverez tous les événements importants relatifs à Pierre Trabaud et la communauté de ses amis et de ses admirateurs.

Enfin, il vous est désormais possible de commander un exemplaire du DVD Le Voleur de Feuilles qui vient juste de sortir.

apercu des denières nouveautes

Voici un aperçu des dernières actualités, toutes catégories confondues. Pour commenter, lire les commentaires ou rechercher un article,
rendez-vous dans la section actualités

L'ASSASSIN HABITE AU 21 de Henri-Georges CLOUZOT
En avril 2013, la société GAUMONT et la SACD avaient organisé au Cinéma des Cinéastes à Paris la projection d'une splendide version restaurée de L'ASSASSIN HABITE AU 21. La salle était bondée, le cinéma de Henri-Georges Clouzot à juste titre jouit d'un regain d'intérêt et l'accueil réservé au film pendant et après la projection fut enthousiaste. Les nombreux jeunes présents découvrirent la beauté du noir et blanc qu'on ne montre plus à la télévision par crainte de faire fuir les spectateurs ... Pour notre plus grand bonheur, GAUMONT vient d'éditer cette version restaurée en DVD, ce qui est déjà un cadeau avant les fêtes de Noël mais elle nous offre en plus de riches et passionnants suppléments. Le documentaire de 38' , SIGNE CLOUZOT de Pierre-Henri Gibert est une mine d'information sur Clouzot le réalisateur mais aussi l'homme, sur Suzy Delair et Pierre Fresnay. Ce réalisateur excelle à composer une mosaïque de témoignages qui se croisent et se répondent et qui expriment l'essence de l'entretien. Claude Gauteur, Serge Bromberg, Rosine Delamare, Josette Pieuchot, Bernard Stora, Pascal Thomas parlent tous avec empathie mais sans concession de Clouzot de même que Jean-Laurent Cochet, Jean Cosmos et Nicole Trabaud, tous amis de Pierrot, ajoutent une note plus personnelle pour brosser le portrait de Suzy Delair, leur amie. Référence : DVD GAUMONT , FG 318 735
Affiché le 06 octobre 2013

CINE DES NUITS D'ETE - 5è édition
Cinquième édition du CINE DES NUITS D'ETE DE VISAN : voir rubrique " Amis de Pierrot / à l'affiche "
Affiché le 05 juillet 2013

FESTIVAL CINE DES NUITS D'ETE
CINE DES NUITS D'ETE , CINQUIEME EDITION, FESTIVAL DE FILMS DES ANNEES 40 à 60 DU 9 AU 13 AOÛT 2013 De nombreux " amis de Pierrot " participent et assistent à ce Festival de cinéma en plein air dans un attachant village de Provence. Les films sont précédés de " réclames " de l'époque fournies par La Maison de la Pub et Bruno Zincone. Le programme : - vendredi 9 août : ouverture du Festival , Madame porte la culotte de George Cukor, 1949, avec Katherine Hepburn et Spencer Tracy. Présentation de Delphine Depardieu, comédienne. - samedi 10 août : Les 400 coups de François Truffaut, 1959, avec Jean-Pierre Léaud. Présentation de François Constantin,chanteur, fils de Jean Constantin le compositeur de la musique du film. - dimanche 11 août : Les Ensorcelés de Vicente Minnelli, 1953, avec Lana Turner, Walter Pidgeon, Kirk Douglas. Présentation de Nicole Trabaud, marraine du Festival. - lundi 12 août : Maigret et l'Affaire St Fiacre de Jean Delannoy, 1959, avec Jean Gabin, Valentine Tessier, Robert Hirsch, Michel Auclair. Présentation d'Alexis Moncorgé, comédien, petit-fils de Jean Gabin. - mardi 13 août : Clôture du Festival avec l'invité d'honneur, Patrice Leconte, qui a choisi de présenter son film Tango, 1993, avec Philippe Noiret, Jean Rochefort, Carole Bouquet, Richard Bohringer, Miou-Miou.
Affiché le 05 juillet 2013

Projection du film NORMANDIE-NIEMEN
PROJECTION DU FILM NORMANDIE-NIEMEN DE JEAN DREVILLE A CHATOU LE SAMEDI 25 MAI 2013 A 18h. En présence de Nicole Trabaud, épouse de Pierre TRABAUD, de Paule Emmanuèle et Patrick Michel ,épouse et fils de Jean-Claude MICHEL ,d'Hélène Otternaud, épouse de Jacques RICHARD,et sous réserve de Marc CASSOT. Nous projetterons au titre de l'Association Chatou Notre Ville en partenariat avec la société ANIM ACTION, chaîne de cinéma indépendante de Rueil-Chatou, le film "NORMANDIE NIEMEN" en copie 35 mm au cinéma de Chatou dans la salle Louis Jouvet de 400 places. Le prix de la place sera de 6 euros et la séance aura lieu SAMEDI 25 MAI 2013 à 18 heures. Pierre Arrivetz Association Chatou Notre Ville chatounotreville.hautetfort.com Réservation : 06 33 33 25 76
Affiché le 07 mai 2013

Incongru impromptu, de Camille Menjou


Incongru impromptu, de Camille Menjou (élève de Pierre), avec Jonathan Bizet (élève de Pierre),
Noëlie Amaury (élève de Pierre) et Benjamin Cantelé,
 
les 9 et 10 mars 2013 à 15 h
théâtre de Ménilmontant
15, rue du Retrait
75020 Paris, métro Gambetta
 
Quelques renseignements sur la pièce ici :
http://www.billetreduc.com/86874/evt.htm
 
Pour l'occasion, tarifs à 6 € pour tous les amis de Pierre. Il suffit de dire "tarif A" au moment
 d'acheter le billet.



Affiché le 03 mars 2013

Luigi COMENCINI ( 2 )
Cinéaste de l'enfance … C'est devenu un cliché que de définir Luigi Comencini comme le cinéaste de l'enfance, une qualification contre laquelle l'intéressé se défend. Pourtant, le thème revient constamment dans l'oeuvre du réalisateur, qui entre dans la carrière par un court métrage, «Bambini in citta (Des enfants dans la ville)», consacré aux enfants orphelins, errants dans les rues d'un Milan dévasté par la guerre. Son premier long métrage, «Proibito rubare», traite encore de l'enfance déshéritée et délinquante, dans la lignée de plusieurs films américains d'avant-guerre, comme «Dead End» ou «Angels with Dirty Faces», et dont le titre français, «De nouveaux hommes sont nés», confirme la filiation. En 1952, Comencini met en images le fameux roman de Johanna Spyri, «Heidi», dans les montagnes suisses. En 1956, dans «La finestra sul Luna Park (Tu es mon fils)», le petit Aldo se trouve un père de substitution en la personne du chiffonnier Righetto (merveilleux Pierre Trabaud). Nouvel échec commercial, qui renvoie Comencini vers la comédie. En 1966 «L'incompreso (L'incompris)» ramène le cinéaste sur le terrain des rapports père-fils. Présenté à Cannes, le film est malmené par la critique, avant de prendre sa revanche quelques années plus tard. Lorsqu'en 1969 Comencini s'intéresse à «Casanova…» (1969), c'est son enfance et sa première jeunesse qu'il nous présente, laissant l'avenir de l'homme à Federico Fellini (1976). En 1970, après avoir tourné pour la télévision le reportage «I bambini e noi (Les enfants et nous)», il réalise pour le même média un «Pinocchio» bien éloigné de celui de Disney. Le film sera présenté en salles dans plusieurs pays. Dix ans plus tard, «Voltati Eugenio» propose, selon l'auteur lui-même, "une réflexion sur la famille, la procréation et (…) leur inadaptation par rapport au monde d'aujourd'hui". En 1987, «Un ragazzo di Calabria (Un enfant de Calabre)», Mimi, s'entraîne à la course à pied avec acharnement, refusant d'abandonner sa quête de l'inutile comme le font un trop grand nombre d'adultes. Et, pour boucler la boucle, avec son dernier film, «Marcellino», Comencini réalise le remake du film de Vajda, «Marcelino, pan y vino» (1955). Aussi, lorsque le créateur déclare que le thème récurrent de l'enfance dans son oeuvre est davantage le fait des circonstances que l'expression d'une volonté librement affirmée, il est permis d'être sceptique … source : L'Encinémathèque
Affiché le 10 janvier 2013

Rétrospective LUIGI COMENCINI
La Cinémathèque française organise du 9 janvier au 3 mars 2013 une rétrospective des films du grand cinéaste italien LUIGI COMENCINI. Permettez-moi de vous signaler parmi les films projetés, un film rare : TU ES MON FILS ( 1956 ) avec PIERRE TRABAUD, seul comédien français de la distribution . Pour ce rôle important , il avait été préféré à Frank Sinatra et Richard Basehart. Voir à ce sujet la page de Cinémonde reproduite sur ce Site même : www.pierrotetsesamis.fr ( rubrique PHOTOS, année 1956 ) Ce film a été projeté à la Cinémathèque il y a quelques années dans le cycle " Histoire permanente du cinéma ". C'est une oeuvre dans le style néoréaliste du cinéma italien, tournée dans une espèce de zone populaire et misérable de Rome, il aborde de manière sensible un thème récurrent chez Comencini , les rapports entre parents et jeunes enfants : Pierre et l'enfant du film forment un couple poignant de vérité. Isabelle Champion, critique de cinéma, nous écrit : " Hello Nicole ! Tu as aussi le droit de dire que c'est un film magnifique, un grand film néoréaliste méconnu , sans qu'on te taxe de favoritisme ou qu'on t'accuse de lobbying ! " Voilà c'est dit ! Deux dates de projection : mercredi 16 janvier à 19h30 et samedi 2 février à 19h30 , les deux séances dans la salle Franju de la Cinémathèque. N'hésitez pas à réserver, la salle Franju se remplit vite. Possibilité d'acheter vos places en ligne en allant sur le Site de la Cinémathèque. Cinémathèque française , 51 rue de Bercy , Paris 12è - métro Bercy
Affiché le 09 janvier 2013

Emission sur Le Voleur de feuilles
Nicolas CASTELNAU BAY , admirateur passionné du film Le Voleur de feuilles lui consacre une émission le 29 septembre 2012. Une précédente émission à laquelle j'avais participé avec Rotem Jackman, ancien élève de Pierre au cours de Jean-Laurent Cochet, avait déjà été diffusée sur cette même antenne. Voir l'annonce affichée dans cette rubrique le 30 novembre 2010 : il est possible de réécouter cette émission, Nicolas y parle avec passion et sensibilité d'un film auquel il est fortement attaché. L'émission du 29 septembre 2012 restera accessible en podcast pendant les six mois qui suivront la diffusion.
Affiché le 14 septembre 2012

CINE DES NUITS D'ETE - 4è édition
Cette année encore, le Ciné des Nuits d'Eté présente sa sélection de films des années 50 et 60. ERIC ARNAUD son président et son équipe dynamique et enthousiaste animent cette semaine de projections, de rencontres et de réunions amicales , le tout accompagné des vignerons de Visan qui offrent à la dégustation leur vins de la région, typés et délicieux. Eric Arnaud a associé Nicole Trabaud à la présentation des films; c'est ainsi que des " amis de Pierrot " apparaissent avant la projection du film dans lequel ils jouent pour s'adresser spécialement aux spectateurs de Visan. On a donc pu voir et entendre : Philippe Mareuil, Pierre Etaix, Françoise Arnoul et cette année Brigitte Auber et Jacques Ciron. Voici le lien du Festival. http://www.cine-des-nuits-d-ete.fr/file/newspaper-2011.pdf L'édition 2010 avait rendu hommage à Pierre Trabaud en projetant Rendez-vous de juillet et La Guerre des boutons . Les amis de Pierrot sont les bienvenus au Festival , j'aurais plaisir à les rencontrer.
Affiché le 18 juillet 2012

LE DEFROQUE
GAUMONT vient d'éditer LE DEFROQUE , film jusqu'à présent inédit en DVD ( 1h43 ) . Un film de Léo JOANNON , sorti en 1954, Ours de bronze au Festival de Berlin 1954 avec Pierre FRESNAY, Pierre TRABAUD, Nicole STEPHANE, Marcelle GENIAT, Georges LANNES, Renaud MARY www.gaumont.fr
Affiché le 23 février 2012

Soirée SACD : ANTOINE ET ANTOINETTE
Vous trouverez les photos de la présentation d'Antoine et Antoinette par Bertrand TAVERNIER, Jean BECKER et Nicolas SEYDOUX au Cinéma des Cinéastes dans la rubrique " photos " des " Amis de Pierrot ".
Affiché le 07 février 2012

Projection de ANTOINE ET ANTOINETTE
Projection exceptionnelle de ANTOINE ET ANTOINETTE , de Jacques BECKER ( 1947 ) La société GAUMONT a réalisé la restauration numérique des films de Jacques BECKER. Une rétrospective avait été organisée au Festival de Lyon et par les Acacias à Paris à l'automne 2011. La SACD, dans le cadre de ses soirées " coup de coeur " a projeté le 19 décembre 2011 la version restaurée. C'est Bertrand TAVERNIER qui a présenté le film ; comme à son habitude il en a parlé avec compétence , insistant sur la peinture quasi-documentaire de la vie des petits employés après la guerre , à l'usine, dans leur quartier, dans leur immeuble d'habitation.Grâce au noir et blanc restauré, la poésie des images d'un Paris révolu est d'autant plus attachante. C'était le premier vrai rôle de Pierre Trabaud : Riton le petit boxeur, amoureux timide d'Antoinette et défenseur d'Antoine. La salle était comble : Jean BECKER avait tenu à être présent. Michel LEGRAND aussi.Ainsi que Nicolas Seydoux, président de Gaumont. Les interprètes de Jacques BECKER étaient représentés par Brigitte AUBER ( qui faisait ses débuts dans la scène de la noce chez les voisins ) , par Philippe MAREUIL ( Rendez-vous de juillet ) , Françoise ARNOUL ( figurante dans Rendez)vous de juillet ) et Nicole TRABAUD qui représentait son mari.Nicole COURCEL , en province, s'était excusée. Plus d'une centaine des " AMIS DE PIERROT " assistaient à cet événement. De nombreux élèves du cours de Jean-Laurent COCHET ( également présent ) qui avaient été les élèves de Pierre étaient émus de voir leur professeur sous les traits d'un tout jeune homme de leur âge dans son premier film. Gaumont a sorti Antoine et Antoinette en DVD . On annonce aussi la sortie d'un DVD de Le Défroqué avec Pierre FRESNAY et Pierre TRABAUD pour le milieu du mois de février 2012. Voici d'heureuses initiatives destinées à faire revivre les films du patrimoine.
Affiché le 07 février 2012

NICOLE COURCEL
NICOLE COURCEL A FÊTÉ SES 80 ANS entourée de sa fille Julie ANDRIEU, de sa famille et de ses nombreux amis .

Nicole, c'est la fantaisie et l'humour, n'est-elle pas arrivée à sa soirée d'anniversaire déguisée en  Charlot ? c'est la fidélité, ses amis de longue date étaient tous présents, c'est la tendresse et la complicité avec Julie et toute sa magnifique famille.
Nicole c'est aussi une carrière exceptionnelle, ses talents multiples lui ayant permis de savoir tout faire: cinéma (notamment Rendez-vous de juillet ) , théâtre , télévision, écriture... C'est enfin la joie , à 1h du matin elle dansait encore !
Chère Nicole, le public qui t'aime et nous tous te redisons du fond du coeur  : JOYEUX ANNIVERSAIRE
( voir photos )
Affiché le 22 octobre 2011

Rétrospective JACQUES BECKER
                                    FESTIVAL LUMIÈRE 2011 organisé à Lyon du 3 au 9 octobre

Rétrospective Jacques BECKER : copies restaurées de 13 de ses films.
En particulier Antoine et Antoinette ( 1947 ) et Rendez-vous de juillet ( 1949 ) avec Pierre TRABAUD.

Le mercredi 5 octobre , projection à la Halle Tony-Garnier de La Guerre des boutons ( la vraie, celle d'Yves Robert film tourné en 1962 ).
Pierre TRABAUD apparaîtra ainsi dans 3 de ses meilleurs films , une occasion de les revoir en copie restaurée.
Participeront également à ce Festival : Bertrand TAVERNIER, Raymond CHIRAT, Bernard CHARDÈRE et Olivier BARROT, tous de fidèles " amis de Pierrot ". Gérard DEPARDIEU se verra décerner  le prix Lumière pour son oeuvre.
Un festival pour tous à ne pas manquer !

A partir du 19 octobre, une partie de cette rétrospective ( 9 films ) sera présentée aux cinémas Mac Mahon , 5 avenue Mac Mahon Paris 17è et Reflet Médicis, 3 rue Champollion Paris 5è.
Affiché le 30 septembre 2011

Delphine Depardieu dans "De Filles en aiguilles"
Nous avons le plaisir d'applaudir notre chère et talentueuse amie Delphine Depardieu depuis le 17 septembre au théâtre de la Michodière en compagnie (entre autres) d'Alexandre Brasseur, Pascal Provost, dans une mise en scène de Jacques Décombe. Détails et réservation disponibles sur le site de la Michodière, www.michodière.com .Spectacle débridé qui vous réserve surprises et coups de théâtre.

Affiché le 17 septembre 2011

Pierre DELAVÈNE, Delphine DEPARDIEU, Sam RICHEZ jouent AIMER DE Géraldy

                              ~~~      PROLONGATIONS      ~~~Henri et Hélène, trentenaires, installés en Charente, sont mariés depuis dix ans et poursuivent une vie remplie du bonheur de leur amour. Pourtant, cette plénitude idyllique est bientôt contrariée par le personnage de Challange, le nouveau voisin, éperdument amoureux d’Hélène.

“Aimer” est une pièce qui découvre, au travers du théâtre psychologique, l’évolution  des différentes émotions qui animent les trois protagonistes: de la volupté d’un amour paisible, à la souffrance du manque, en passant par l’orgueil lors de la rupture; depuis la sérénité qu’offre l’habitude, jusqu’aux doutes face à l’inconnu, en passant par la passion. 

"Il n'y a, en matière d'amour, ni droits, ni traités, ni contrats. Il y a l'amour." 

Représentée pour la première fois sur la scène de la Comédie Française le 5 Décembre 1921, l’œuvre de Paul GÉRALDY propose en trois actes une tragédie légère très actuelle, en évoquant l’amour chez trois personnages auprès desquels il est facile de s’identifier.

Espace La Comedia - Salle des Pavés

6, Impasse Lamier, Paris 11è ( angle rue Mont Louis )
M° Philippe Auguste (ligne 2)

Le vendredi à 21h , du 14 janvier au 25 février 2011

- Tarif plein : 20€ - Tarif réduit : 15€ - Réservation : 01 43 67 20 47 - resa@la-comedia.com


Affiché le 14 janvier 2011

Pierre DELAVENE,Delphine DEPARDIEU, Caroline DARNAY,Damien BOISSEAU
RENTREE DE JANVIER 2011 A LA COMEDIA : de jeunes comédiens talentueux et novateurs  au service de grands auteurs.

6, impasse Lamier, Paris 11ème (métro Philippe-Auguste, ligne 2).
Réservation : 01 43 67 20 47 ou www.la-comedia.com ou www.billetreduc.com ou à espacelacomedia@gmail.com ou directement sur place.

# AIMER  de Paul Géraldy. Mise en scène Pierre DELAVENE, avec Pierre Delavène, Delphine DEPARDIEU, Sam RICHEZ
# L'INVITATION A LA VALSE d'Alexandre Dumas Père, mise en scène de Caroline DARNAY, avec Nathalie NEWMAN, Damien BOISSEAU, Pierre CACHIA
# LES BOULINGRINS et autres pièces de Courteline , la Compagnie du Cadran
# DE PROFUNDIS d'Oscar Wilde avec Christophe TRUCHI

 






 
Affiché le 11 janvier 2011

Ecouter l'émission consacrée au Voleur de Feuilles
Nous avons le plaisir de vous proposer à l'écoute immédiate l'émission consacrée
à Pierre et au Voleur de feuilles sur Fréquence Protestante (100.7 FM) samedi
27 novembre 2010.

Il suffit de cliquer sur le bouton vert ci-dessous:



logo Frequence protestante
Affiché le 30 novembre 2010

Commande du DVD Le Voleur de feuilles
Pour commander le DVD du film réalisé par Pierre Trabaud , veuillez cliquer sur " Le Voleur de feuilles " dans la barre du menu .
Affiché le 30 novembre 2010

Podcast de l'Emission sur Pierre TRABAUD & LE VOLEUR DE FEUILLES
Le podcast (rediffusion sur internet) de l'émission de Nicolas CASTELNAU BAY sur Pierre et Le Voleur de Feuilles
sera disponible dès mardi sur le site de Frequence Protestante à l'adresse suivante:

http://www.frequenceprotestante.com/index.php?id=11&date=20101127&cHash=2dca67cc7c

A côté du titre de l'émission ( descendre jusqu'à 16h45), vous verrez apparaître un petit sigle " ",
en cliquant dessus se lancera la lecture de l'emission.



Petit souvenir :

Rotem Jackman, Nicolas Castelnau Bay et Nicole Trabaud après l'enregistrement.

N'hésitez pas à nous laisser un commentaire!


Affiché le 29 novembre 2010

Emission sur Pierre TRABAUD & LE VOLEUR DE FEUILLES
A l'invitation de Nicolas CASTELNAU BAY, éditeur, cinéphile et animateur dans cette radio, une émission d'une demi-heure sera consacrée à l'homme et l'artiste Pierre TRABAUD ainsi qu'au film qu'il a réalisé Le Voleur de feuilles.
Nicolas a découvert le film auquel il voue une profonde admiration et dont il sait parler en éclairant admirablement le message sensible et humaniste voulu par son auteur.
Nicole Trabaud répondra à ses questions ainsi qu'un ancien élève de Pierre Trabaud au Cours de Jean-Laurent COCHET, Rotem Jackman, qui évoquera la manière dont Pierre pratiquait son art de "passeur" envers les jeunes comédiens et évoquera le souvenir qu'il en garde.
Affiché le 11 novembre 2010

CAROLINE CLERC
Chère Caroline,

Pourras-tu lire ce message ? toi la femme du monde qui n'a ni ordinateur, ni même de téléphone portable !

Samedi soir à l'Alhambra , ce fut un soir de fête car tu étais de retour sur  scène et quelle scène !  nous étions nombreux, tes amis de toujours mais aussi de jeunes  amis nouveaux avides et charmés de te découvrir. Nous avons tous à l'unisson , avec ravissement , apprécié  ce qui fait que tu es unique , ce dosage si subtil et si rare de fantaisie et de charme qui te permet de tout chanter avec raffinement et avec cette élégance,  qui n'est pas que vestimentaire. L'intelligence des textes, ton goût légendaire de la perfection  font que chaque chanson devient chez toi un tableau,une scène,une aventure bref  un petit chef d'oeuvre ciselé par une grande professionnelle.  

Tu sais que " ton ami Pierrot " à qui tu dédiais si fidèlement " Le Bal chez Temporel " lors de tes récitals , était parmi nous en ce vendredi 6 novembre 2010.
J'ai mis un lien sur son Site avec le tien, vous êtes ainsi reliés aussi - par l'électronique , ce qui est moins puissant j'en conviens que ce qui vous reliait sensiblement mais qui est une autre manière de se rassembler.
J'ai également affiché ce texte sur " les actualités " du Site de Pierre et des "Amis de Pierrot ".

Merci , chère Caroline, pour cette soirée tonique et joyeuse, nul besoin avec toi ni " d'eucalyptus" , ni de " naphtaline"  pour se doper ! Et merci à Yvon Chateigner.
Nicole Trabaud




Affiché le 10 novembre 2010

CINE DES NUITS D’ETE à VISAN
Afin d’animer les douces soirées d’été de ce pittoresque village, remarquablement restauré et préservé, les organisateurs ont proposé pour la deuxième édition du Festival - en plein air sur la place que domine le château Delphinal – la projection de films choisis dans l’abondant catalogue des années 1940 à 1969. Le thème choisi pour 2010 était «Enfance & Jeunesse ». Au programme : Le Vieil homme et l’enfant de Claude Berri (1967), Rendez-vous de juillet de Jacques Becker (1949), La Guerre des boutons d’Yves Robert (1962), Le Fanfaron de Dino Risi (1962) et La Fureur de vivre de Nicholas Ray (1955). En guise d’introduction aux séances, le comédien Philippe MAREUIL a évoqué ses souvenirs du tournage de Rendez-vous de juillet et Nicole TRABAUD a conté les anecdotes concernant ce même film et La Guerre des boutons qu’elle tenait de son mari,le comédien Pierre TRABAUD disparu en 2005. Bernard PICCOLI, président de l’Association des Amis de Louis Pergaud est venu en voisin évoquer l’œuvre et la mémoire de l’auteur de La Guerre des boutons. Grâce à lui une riche exposition était proposée à la Médiathèque de Visan à l’occasion de cette projection. En exclusivité, Maurice PROST, nous a projeté Logorama, extraordinaire film d’animation de 16 minutes, qui a demandé quatre années de travail et dont il est l’un des producteurs.Ce film a reçu à Hollywood en février 2010 l’OSCAR du meilleur film d’animation :on voit ainsi que le village de Visan peut être associé à des événements de dimension internationale. L’Association CINE DES NUITS D’ETE est présidée par Eric ARNAUD : il met au service de sa commune et à la diffusion d’un cinéma de qualité accessible à tous, sa conviction et sa culture. A ses côtés des bénévoles généreux de leur temps et de leurs compétences accueillent les invités et les participants avec un art consommé de l’hospitalité.(voir ci-après les photos de cette équipe remarquable). La municipalité de Visan, les nombreux commerçants et les domaines viticoles de cette appellation AOC renommée soutiennent ce festival auquel nous souhaitons longue vie. Que tous ceux qui contribuent à faire partager le bon cinéma soient ici chaleureusement remerciés. Que les « amis de Pierrot » en vacances dans le Midi rejoignent vite l’été les cinéphiles de Visan. Vous trouverez le programme du prochain festival sur ce Site. Vive la troisième édition 2011 du Ciné des Nuits d’Eté.
pierrot pierrot

 

pierrot
3 - Nicole TRABAUD et Philippe MAREUIL, Eric ARNAUD, président du Festival entouré de Frédérique JEAN et Catherine Guidi, les deux vice-présidentes, et Franck LICARI

pierrot
4- La salle de cinéma en plein air au pied du Château de Visan

 

pierrot
5 - Avant la projection du soir, le savoureux dîner villageois des bénévoles cuisiné par leurs soins et arrosé par les cuvées locales

 

pierrot
6 - Bernard PICCOLI, président de l'Association des Amis de Louis PERGAUD

 

pierrot
7 - Jeanine et Maurice PROST , l'un des producteurs de Logorama devant l'affiche du film de Pierre TRABAUD, Le Voleur de feuilles

 

pierrot
8 - Marc, un Visanais , Eric ARNAUD,Philippe MAREUIL,Nicole TRABAUD,Franck LICARI,Jeanine et Maurice PROST, Antoine un autre Visanais et James SPARROW

 

pierrot
9- Philippe MAREUIL et Franck LICARI présentent Rendez-vous de juillet

 

pierrot
10 - Franck LICARI et Nicole TRABAUD présentent La Guerre des boutons

 

pierrot
11 - Philippe MAREUIL et James SPARROW s'initient aux secrets du cépage viognier

 

pierrot
12- Un havre de charme et de quiétude , un accueil attentif : Le Moulin de Françoise à Visan

Affiché le 20 octobre 2010

AIMER, tragédie légère de Paul Géraldy
AIMER, de Paul Géraldy, mise en scène de Pierre DELAVENE, avec Delphine DEPARDIEU, Sam RICHEZ et Pierre DELAVENE.

30 représentations exceptionnelles du 19 octobre au 23 décembre ( excepté les 2/11, 9/12 et 15/12 )
Mardi, mercredi, jeudi à 21h15
Dimanche à 17h.

La Comedia : 6, impasse Lamier Paris 11è
Métro : Philippe-Auguste

Cette pièce , que nombre de grandes comédiennes se disputaient à la Comédie française, est un bijou de subtilité et de cruauté dans la façon dont Paul Géraldy dépeint les jeux de la séduction au sein du trio traditionnel. La langue en est d'une grande élégance, c'est un bonheur de l'entendre distillée à la perfection par ces trois jeunes comédiens. 

Affiché le 11 octobre 2010

Bernard CLAVEL nous a quittés à l'âge de 87 ans
Bernard CLAVEL , auteur de plus de 80 romans, prix Goncourt 1968 pour " Les Fruits de l'hiver " s'en est allé pour toujours  vers ces immensités qu'il avait recherchées toute sa vie.
En 1970, il avait confié à l'ORTF la  poignante histoire d'un légionnaire revenu à la vie civile dans un village reculé du Jura et qui trouvera une fin tragique en s'obstinant à aller voir ce qu'il se trouve au bout du chemin; Philippe JOULIA fut le réalisateur inspiré de ce film LEGION et Pierre TRABAUD l'interprète  de Lafond, le légionnaire. Bernard l'avait choisi après l'avoir entendu lire une de ses oeuvres pour la radio, avec la sincérité et la vérité que Pierre mettait dans toutes ses interprétations. Une amitié était née entre Bernard, Andrée sa femme et ses trois fils Rolland, Gérard et Yves et nous ; 40 ans plus tard Rolland et Yves et leurs enfants sont toujours ma famille.
Sur le Site de l'INA on trouve un entretien avec Bernard qui relate la genèse du film LEGION et les raisons qu'il avait de choisir Pierre TRABAUD.
Affiché le 11 octobre 2010

Chatou et Le Vésinet célèbrent leurs résidents célèbres
José SOURILLAN, ancien directeur du service documentaire de RTL, a donné pour l'Association Chatou Notre Ville présidée par Pierre ARRIVETZ et à l'occasion des Journées du Patrimoine une conférence riche et variée célébrant les personnalités de Chatou et du Vésinet. Parmi les personnes dont il a évoqué la vie et la carrière, figuraient Pierre TRABAUD, né à Chatou mais aussi Jean MARAIS, Luis MARIANO, CARETTE, Jean-Louis BARRAULT sans oublier Joséphine BAKER. 
Affiché le 10 octobre 2010

NORMANDIE NIEMEN de Jean Dréville
 En cette année France Russie voyez ou revoyez ce film tourné par deux équipes techniques russe et française en 1959 avec une durée de tournage de quatre mois à Moscou.
Paule Emmanuèle, la femme de Jean-Claude Michel, Hélène Octernaud, la femme de Jacques Richard et Nicole Trabaud assisteront à cette projection .
Des interprètes du film : Roland Ménard , André Oumansky, Daniel Darès ont été contactés et seront peut-être présents.
Des comédiens , Brigitte Auber, Philippe Mareuil, Alain Floret , des cinéphiles , d'anciens élèves de Pierre Trabaud nous rejoindront.
Merci à Serge Tubiana, directeur général de la Cinémathèque.


Affiché le 25 septembre 2010

Bibliothèque nationale de France : DEPOT LEGAL
BRIGITTE LORET
qui, entres autres missions, a celle d'enrichir le fonds des vidéogrammes déposés à la BNF de par l'obligation du dépôt légal a permis que deux DVD du  Voleur de feuilles  soient ainsi disponibles pour les chercheurs accrédités . 
Attentive à toute nouvelle publication et lectrice du  blog de Bertrand Tavernier - ce qui n'est guère étonnant pour une ancienne CICIste cinéphile, la sortie du film en DVD ne lui a donc pas échappé  : qu'elle en soit ici remerciée.


Bibliothèque nationale de France,
Département de l'Audiovisuel,
Service Image,
Quai François Mauriac
75706 Paris cedex 13

http://www.tavernier.blog.sacd.fr

Affiché le 04 mai 2010

Y EN A MARRE de Yvan GOVAR bientôt en DVD

Un producteur belge Come and see  édite la collection intégrale des films d'Yvan GOVAR, réalisateur spécialisé dans le film policier  ( 1930-1988 ).
Ces films sont issus du fond BELFILM géré par Paul GEENS .

Le film Y EN A MARRE tourné en 1958 , interprété par PIERRE TRABAUD , Dominique Wilms et René Darry , sera bientôt disponible en DVD : l'information sera donnée sur le Site.
Ce film a aussi porté les titres de :  Ce soir on tue et Le gars d'Anvers

Que personne ne sorte d'Yvan Govar ( 1963 ) adaptation de Steeman , avec Philippe Nicaud, Jacqueline Maillan, Maria Pacôme, existe déjà en DVD grâce à la société éditrice Come and see.


Affiché le 24 avril 2010

NICOLAS BARRAL : sortie de l'album " A VOUS COGNACQ-JAY "

     L'album A vous Cognacq-Jay vient de paraître aux éditions Delcourt. Réalisé par un collectif d'auteurs de bandes dessinées, il rend hommage aux grandes heures de l'ORTF au travers d'histoires courtes.
     Le dessinateur Nicolas BARRAL, qui avait reçu en 2007 le prix Uderzo pour son album Dieu n'a pas réponse à tout  (éd. Dargaud) des mains d'Albert UDERZO et de notre ami Roger CAREL, a choisi de rendre hommage à la série Les Mystères de l'Ouest ... et à son doublage .
Dans cette histoire, il se représente, petit enfant, rencontrant sur un plateau de doublage Jacques THEBAULT et Roger RUDEL, voix de James West et Artemus Gordon dans la série mythique.
Il fait allusion au travail de Pierre TRABAUD :
1°) implicitement, dans une case représentant les personnages du Dr Loveless des Mystères de l'Ouest et de Daffy Duck, se mélangeant dans la tête du petit garçon, troublé de reconnaître la même voix
2°) Le nom de Pierre TRABAUD  est crédité à la fin de l'histoire écrite par Nicolas Barral , A Vous Cognacq-Jay :
au bas de la quatrième planche (la dernière), le dessinateur nomme les voix françaises mémorables de la série Les Mystères de l'Ouest  :
 Miguelito Loveless : Pierre Trabaud
 Artemus Gordon : Roger Rudel
 James West : Jacques Thébault

 Informations sur l'album:
http://www.editions-delcourt.fr/catalogue/bd/a_vous_cognacq_jay_1
Interview de Nicolas Barral à propos de sa passion pour le doublage de films:
http://www.objectif-cinema.com/blog-doublage/index.php/2010/04/14/246-les-mysteres-des-voix-de-louest-par-nicolas-barral

( Informations obligeamment communiquées par Rémi CAREMEL et Pascal LAFFITTE ; qu'ils en soient ici remerciés.)


Affiché le 19 avril 2010

Vente de Noël annuelle de l'UCTM
Le DVD de Le voleur de feuilles était proposé aux visiteurs ; une partie du produit de la vente a été reversée aux oeuvres du Foyer Edwige Feuillère.
Cette année, le Théâtre de Paris étant indisponible , ce sont les pompiers de la caserne de la rue Blanche qui ont accueilli avec enthousiasme et grande  générosité la manifestation  de l'UCTM.
De nombreux comédiens sont venus participer à la vente de notre DVD.



photo Jacky Lathière                      

Paule Emanuèle ( interprète du film ) , Roger Carel, Rosine Fourmy , Jonathan Bizet ( jeune comédien, ancien élève de Pierre Trabaud), Nicole Trabaud






photo Jacky Lathière                      

Annie Cordy et Jacques Ciron sont venus nous rejoindre et prêter main forte  à notre  équipe




Remerciements à Jacky Lathière pour ses photos gracieusement mises à notre disposition.



Affiché le 15 janvier 2010

Festival Jazz Aux Champs Elysees

BRIGITTE AUBER a été invitée par NICOLE DUTFOY à présenter au festival JAZZ AUX CHAMPS ELYSEES de Saint-Quentin dans l'Aisne les 5 et 6 septembre le film RENDEZ-VOUS DE JUILLET de JACQUES BECKER.

Amis cinéphiles et amateurs de jazz rendez-vous à Saint-Quentin : vous y reverrez ce film témoin de son temps, qui fait revivre le Saint-Germain-des-Prés de l'après-guerre , qui dépeint une jeunesse joyeuse et grave qui passe ses nuits à danser le be-bop au Lorientais.
PIERRE TRABAUD y interprète des scènes d'anthologie : le vol d'un gigot dans la chambre froide de sa grand-mère pour acheter de l'essence, la traversée de la Seine à bord d'une voiture amphibie, le cours d'art dramatique de Louis Seigner, les scènes de danse endiablées avec l'orchestre de Claude Luter .
Ses partenaires : Brigitte Auber, Maurice Ronet, Nicole Courcel, Daniel Gélin et Philippe Mareuil.
Affiché le 29 août 2009

CONCOURS Pierre TRABAUD
Le concours Pierre TRABAUD , organisé par Rémi CAREMEL et LA GAZETTE DU DOUBLAGE , a été remporté par Véronique M. des Bouches-du-Rhône et Manuel P. de Paris .
Nos félicitations aux deux gagnants pour leur connaissance du cinéma , ils recevront le DVD inédit du film de Pierre TRABAUD Le voleur de feuilles.
Affiché le 31 mai 2009

BRIGITTE VAGLIO a écrit à propos du film Le voleur de feuilles :

Le voleur de feuilles est un film d’une rare originalité qui superpose en permanence deux histoires, deux époques qui finissent par se télescoper et se retrouver de façon tragique.


On note plusieurs thématiques qui structurent ce film.


1°) La thématique du jeu


La vie des trois héros de l’histoire, Dédé, Guy et Isabelle est un jeu de rôles, un jeu des apparences où chacun fait semblant d’être ce qu’il n’est pas : une vieille dame ingénue, un ancien jockey, un assassin.

C’est un jeu avec le passé réel et le passé rêvé. Une plongée dans la nostalgie avec le temps des guinguettes, les souvenirs d’enfance – ce paradis perdu.

Les adultes jouent comme de grands enfants qu’ils sont restés : ils montent sur les manèges de la fête, ils s’échangent des messages secrets aux courses hippiques, Dédé fait des facéties à l’Académie de billard, Guy fait « une grosse bêtise »  en giflant trop fort sa femme, Dédé vole des feuilles comme les gamins volent des cerises qui sont toujours meilleures sur l’arbre des voisins.

Le hasard et les jeux de hasard ponctuent la narration, les badauds parient sur les couleurs du parapluie qui tourne comme la roulette d’un casino, le ferrailleur qui joue aux cartes, joue à se taper la tête contre les murs, Dédé ne vit que de jeux et de paris : turfiste comme le Gabin du Gentleman d’Epsom, et au final, le jeu apparaît dans toute son absurdité quand il s’agit de voler des feuilles de bananier en plein Paris ! et cela se termine par la mort stupide et inattendue de Guy.

Les personnages jouent aussi avec les sentiments : Jean le peintre et Isabelle la jeune fille de bonne famille jouent aux amoureux à la Peynet. Ils jouent au jeu enfantin «  si un jour, on était les maîtres de la jolie maison à colombages «  , «  si un jour on avait des enfants «  Mais eux-mêmes , sont-ils réels ?

Tous ces jeux sont le reliquat d’une enfance que nos trois héros ne veulent pas quitter parce qu’ils refusent de se contenter d’une réalité banale te médiocre.


2°) La thématique de l’amitié vraie


C’est l’amitié virile entre le grand et le petit . Le géant taciturne et tourmenté – Jean-Pierre Castaldi – le tendre dur dédié aux rôles de costauds des Batignolles, et le petit rusé, intelligent, astucieux, le titi parisien par excellence et c’est le talentueux et sympathique Pierre Trabaud qui l’incarne. Le Riton séducteur d’ Antoine et Antoinette est devenu le Joe Dalton des faubourgs. Ce couple de duettistes rappelle Laurel et Hardy, Astérix et Obélix. Ce sont les Pieds Nickelés de Paname. L’un guide l’autre, l’un protège l’autre.Ils sont amis parce que complémentaires et opposés. Entre eux, pas de questions, pas de conditions.

A cette amitié entre hommes s’ajoute celle de la vielle dame, Isabelle, la délicieuse Denise Grey qui allie poésie et fantaisie avec élégance.


3°) La thématique de l’amour


Amour sublimé de 1920 où Jean et Isabelle s’aiment d’un amour tendre et frais, amour dramatique sur fond de violence conjugale en 1960 où Guy et Nicole ne se comprennent pas et où la belle-mère joue le rôle de mère castratrice ; et amour platonique qui unit à la fois le couple improbable de Dédé le monsieur sans domicile fixe de 50 ans et Isabelle , la vieille dame digne mais facétieuse de 80 ans. Dédé est son chevalier servant, son rempart contre la solitude.


4°) La thématique du déni de réalité lié au refus du présent


La maison est un musée vivant au pays des fantômes : le père peintre et l’amoureux Jean, Isabelle évolue dans un univers subtil, sophistiqué, nappes en dentelle, service à thé en porcelaine rare, tableaux, bibelots, gramophone et vieux tacot ! Le seul lien avec la modernité et le présent, c’est le téléphone- et encore, il est d’époque – c’est sa «  bouée de secours »  pour appeler à l’aide. De son côté, Dédé vit aussi dans un univers imaginaire où le simple garçon d’écurie se présente comme un ancien jockey. Sa façon à lui de refuser la modernité c’est de préférer les feuilles réelles des arbres aux feuilles en plastique qui ornent les étals du poissonnier. Poésie contre réalité. Réalité poétique. Humanisme contre mensonge aseptisé.


5°) La thématique du destin


Isabelle tire les cartes et c’est toujours la carte du pique qui sort et annonce la mort de Guy. Le destin se joue des personnages : le téléphone sonne et on apprend que la femme de Guy est toujours en vie , trop tard ! il est déjà parti voler les feuilles qui voleront sa vie. Et le fil conducteur de ce destin , c’est la barrière : la fameuse barrière peinte par Jean «  pour protéger les enfants »  , la barrière suggérée par Dédé à Isabelle qui peint la maison d’autrefois et la grille qui arrête Guy dans sa fuite et contre laquelle il vient s’effondrer. Ironie du sort : Guy a fui Amiens en croyant être devenu un assassin et c’est à Paris qu’il est tué comme un voleur qu’il n’est pas vraiment.



Ce film réalisé par un acteur qui a joué avec les plus grands cinéastes et les meilleurs cinéastes de son temps est nourri de multiples références.

Pour la période de 1920, on pense à la Partie de campagne de Jean Renoir avec ses promenades au bord de l’eau, ses amours perdues. Pour la période de 1960, on pense à l’univers typiquement parisien de Michel Audiard avec son argot des faubourgs, ses bons mots, (  Dédé dit qu’il joue aux courses pour encourager la race chevaline ), ses arrière-boutiques, ses tripots clandestins et ses turfistes de la dernière chance.

Son comique délicat rappelle celui de Jacques Tati avec ses personnages poétiques. Et la passerelle entre ces univers, c’est au sens propre et au sens figuré, celle de Louis Jouvet auquel il fait un clin d’œil quand Dédé dit qu’il change «  d’atmosphère »  en franchissant le canal Saint-Martin. Pierre Trabaud , homme de culture française, s’inscrit dans la tradition de Jean Giraudoux avec son personnage de vieille dame qui rappelle La folle de Chaillot. Ici , c’est la folle de Montmartre, pas si folle.

Et c’est à elle que revient le dernier mot : le rêve est vital. Il faut rêver sa vie pour la vivre intensément.

Le rêve, l’imagination, c’est bien la folle du logis, c’est cette maison perdue ou rêvée qu’Isabelle ne cesse de peindre.

 


BRIGITTE VAGLIO

Professeur certifié de lettres modernes


17 février 2009


Affiché le 20 mars 2009

Cliquez ici ou dans la barre de menu pour laisser un message dans le Livre d'Or.
  
Affiché le 19 mars 2009

Roselyne LAPLACE, Alain FLORET, Philippe VILLATTE, Carole BIANIC, Jean-Marc GAUTHIER, Monique NEVERS, 
Patrick MAUGUIN, Catherine LAFOND, Olivier CARTRON, Jacques PÉCAUD, Yann GAUTIER, Brigitte LECORDIER, 
Alicia ELLENA, Patrick PRÉJEAN, Guillaume BIENVENU, Claude DUPONT, Jean TULARD, Alain PAUCARD, 
Rémi CAREMEL (LA GAZETTE DU DOUBLAGE), Antoine Tomé, Martine et Claude SOËN, Maïk darah, Boris HEINKELE, Xavier Inbona, 
Philippe CHATRIOT, zak, Jeanne Tarride, Noëlie Amaury, de weerdt, Bertrand TAVERNIER, 
Nicolas BayJOBINEAU MarcSantucciDell'Eva (LENAY)Eulalie SteensNicolas Castelnau-Bay
Manuel Gélin, BERNARD GARCIA, Jacques BARRER, Gilbert SALACHAS, Laurence Chevry
Le Voleur de Feuilles ou l'exigence du réalisme, par Georges MONTCRIOL

« Le voleur de feuilles » est un beau film, prodigieusement alerte, poétique parfois, dont la mélancolie est tempérée par l’humour et la gouaille du personnage central, et qui enseigne d’ailleurs, contrairement aux apparences, les dangers de la sentimentalité excessive et l’exigence du réalisme. En effet, on pourrait croire sombrer trop vite, avec les premières scènes qui nous montrent un couple énamouré de jeunes fiancés, dans la mièvrerie des bons sentiments qui signe les œuvres médiocres ! Il n’en est rien, et le film, si l’on porte attention aux moindres détails et aux différences essentielles des personnages, se révèle au contraire beaucoup plus sombre et plus amer qu’une lecture superficielle pourrait le laisser entendre.

A travers la rencontre de hasard de trois êtres fort différents ( Isabelle , Guy , André ) qui vont constituer les trois points singuliers d’ un étrange triangle vivant , nous est révélée l’essence de l’existence, constituée de rêves avortés de bonheur, de vocations ratées, d’ accidents hasardeux sources de drames, de la perte d’ êtres chers qui nous bouleverse toujours « parce qu’on ne croit jamais que les choses puissent disparaître » comme dit Isabelle . C’est aux différences et aux relations des trois personnages et à la sagesse qu’elles nous enseignent sans doute, que nous nous attacherons ici, nous limitant à cette approche du film.

Le lien noué, puis dénoué entre les trois points singuliers du triangle structure le film.

Le triangle se constitue d’abord par la rencontre de hasard d’André et de Guy, puis de ceux - ci avec Isabelle ; la relation entre les trois personnages atteint le maximum de sa positivité au milieu du film où les trois points du triangle renvoient l’un à l’autre dans une fluidité parfaite, (transmission complice des signes au champ de courses et communion joyeuse à la fête foraine). Puis la figure va se déconstruire et se disloquer avec le projet de départ d’André et la disparition tragique d’un point singulier du triangle (Guy).

Ce qui caractérise l’existence d’Isabelle, après le drame qu’elle a connu (mort accidentelle du jeune et beau fiancé) et qui a brisé le grand rêve de sa jeunesse, c’est la nostalgie constante du passé, qu’elle a d’ailleurs , on le comprendra plus tard, falsifié. Certes, elle subit souvent les images fortes de jadis dans une intense émotion. Ainsi est - elle envahie parfois par l’odeur des cigarettes que fumait son fiancé « comme s’il était tout près » et par des images de leur bonheur. Mais on dira aussi bien qu’elle choisit névrotiquement de demeurer dans la proximité de ce passé pourtant si lointain ; aussi le reproduit - elle et le fixe -t-elle par la peinture :« vous peignez le passé » lui dit André . Elle conserve religieusement dans un meuble les photos de ses parents, de sa tante, et dans la pièce principale, sur chevalet, le portrait du jeune homme disparu. A vivre ainsi le temps, il nous est indiqué nettement qu’ on risque de végéter dans la solitude et la mélancolie, laquelle n’implique pas forcément malheur atroce , mais statut anormal de morte - vivante , ce qui est le cas de cette femme, avant sa rencontre avec les deux hommes ; parce qu’elle reste fixée pathologiquement à ce passé, elle se trouve totalement déconnectée du temps présent. Elle est sentimentale et fleur bleue, comme le montre son évocation de la chanson du vieux phono qui dit l’aventure d’une petite fille malade dont le médecin annonce qu’elle mourra quand les feuilles tomberont, à l’automne, et dont le jeune frère rattache alors les feuilles aux arbres. ( Le contenu de la chanson fait sans doute écho à la scène du vol des feuilles sans qu’on puisse en tirer un sens précis ) .

Ainsi, elle conserve la vieille voiture du bonheur, qui n’a fait que 5000 kms en soixante ans (la présence incongrue de celle- ci à travers les rues de Paris marque bien la rupture avec l’époque présente). Elle a largement de quoi vivre du patrimoine paternel, car elle est de famille bourgeoise ( maison, rentes, jumelles de théâtre ) ; dans l’enfance, l’odeur des écuries « l’importunait » ; à la limite, est peut - être suggéré ici que l’aisance peut faciliter une complaisance à la nostalgie sentimentale et au refus du présent. Confronté à ce dernier et sans grandes ressources, André est contraint , lui, à l’invention permanente d’expédients.

Emmurée vivante avec ses souvenirs , « sans radio, ni TV », elle ne reçoit pas d’appel téléphonique, (donc n’a développé aucune relation sociale ! ) mais décroche parfois l’appareil pour vérifier qu’il marche « c’est ma bouée ! » (terme qui en dit long sur la potentialité d’une noyade ).

Aussi, on ne s’étonnera pas de la voir réduite à mendier les relations humaines; ce n’est pas par générosité qu’elle se propose de loger les deux compères, mais bien pour meubler sa solitude; elle supplie véritablement André d’accepter l’hébergement ; elle tentera d’ailleurs aussi de retenir chacun de ses hôtes avec des offres habiles, quand elle apprend le départ d’André, proposant le dessin d’un cheval avec un gamin à ses pieds à ce dernier (qui avait évoqué ses nuits d’enfance passées dans les écuries), et un poste de chauffeur à Guy passionné de mécanique auto. Elle souhaite, en les accueillant, qu’ils restent chez elle pour être ses

«  gardiens » ( terme qui dit son sentiment d’insécurité , révélé aussi par son réveil apeuré au bruit du choc de la tête de Guy contre la poutre ). Elle avouera enfin que leur rencontre lui donne le sentiment d’émerger « d’un long sommeil » !

André lui reproche avec vivacité cette mort sociale « il s’est passé des choses depuis I900 ! ». Même s’il apprécie le lieu où vit Isabelle, il déclare qu’il peut se croire chez un antiquaire et confie à Marguerite, le patron de l’Académie de billard, qu’il habite dans un musée. (Tous ces termes suggèrent bien la mort au présent qui caractérise Isabelle).


………………………



Guy, est un brave colosse du Nord (Amiens), frustré de sa vocation ratée : la mécanique automobile. Il mange comme deux et boit trois demis de bière à la suite. Dès le départ, il est utilisé par André qui le fait passer pour son neveu (« j’ai une affaire à te proposer  »). Il a besoin de lui et ne cesse de le mettre en mouvement, de se servir de lui pour récupérer de l’argent ou pour jouer aux courses. En effet , sa force considérable ne se déploie efficacement qu’à la sollicitation d’André et sous sa direction à des fins intéressées (recouvrement de vieilles dettes ) ou ludiques ( lutte à la fête foraine ). Il ne connaît de succès et de bonheur que dans les activités marginales que sont ses passions d’enfance, (cueillette des champignons et mécanique). Il est tendre et beaucoup plus doux qu’André avec Isabelle qu’il appelle respectueusement Madame jusqu’à ce qu’elle lui demande de cesser et s’inquiète du devenir de cette dernière lorsqu’ André sera parti . Il est également sentimental , ému par sa propre enfance blessée par des drames : abandon du foyer par le père (qui a fui avec une cliente de son restaurant), a été cru mort longtemps, et n’a plus jamais donné signe de vie. Guy s’est mis alors au fourneau avec sa mère et son frère, mais survient une mésentente avec ce dernier, qui marié, va vivre à Paris, le propre mariage de Guy connaissant l’échec. En effet, sa femme détestant l’odeur des étangs et de la cuisine du restaurant a aspiré à la grande ville ; sa belle-mère, par peur de se retrouver seule, s’est mise à la détester ; ainsi l’insulte de la bru (ta mère est une putain !) déclenche la violence du colosse fragile qui la frappe fort (usage négatif de la force quand il est spontané ) croit l’avoir tuée et est bouleversé de remords .

On pourra se demander si Guy , dont le père était encore plus haut de taille que lui, ne trouve pas, (clin d’oeil du scénariste) un substitut de père dans le petit André qui le dirige toujours (cf la scène où grimpé sur un mur, André le dépasse alors par la taille et l’appelle «  petit »). Le renversement humoristique de ce rapport filial s’opèrait dans la scène des coups de fronts, où André sérieusement « secoué » est «  paterné »  par Guy, qui le borde dans son lit.

Comme Isabelle, Guy est inadapté au présent ; mais on se gardera de les identifier sur ce plan. Il lui arrive bien également de se rapporter au passé, mais c’est plutôt activement, par association d’idées (c’est la proximité d’un étang réel et l’évocation de cannes à pêche par André qui induit l’évocation des étangs de l’enfance et des moments partagés avec le père aimé). Certes, l’émotion peut alors l‘envahir ponctuellement dans de belles scènes (nostalgie et résonance des voix de jadis devant la barque vide). Mais à la différence d’Isabelle, il n’est pas installé en permanence dans la rumination des souvenirs. C’est au contraire le séjour constant dans le seul passé qui engendre la perte du réel chez Isabelle. Au fond, elle ne connaît que cette unique dimension du temps avant le « réveil » de la rencontre.

L’essentiel du personnage de Guy est ailleurs. S’il est inadapté au présent, c’est par maladresse, balourdise, incapacité d’initiative et de réponse adéquate aux problèmes rencontrés et qu’il faut résoudre pour avancer vers l’avenir. Il le demeurera malgré sa rencontre avec André et Isabelle et sera privé de futur. Persuadé d’avoir tué sa femme, il est désemparé, incapable d’agir efficacement et de résoudre cette situation problématique en adulte autonome ; ainsi a – t - il fui d’Amiens à Paris, où vit son frère, dans un mouvement de recherche d’appui familial, mais paradoxalement n’ose pas contacter ce dernier, dont il possède pourtant les coordonnées ; il se dérobe devant la réalité, au lieu de l’affronter. A André qui le questionne sur ses intentions, il ne parvient qu’à répondre « je sais pas ».

Guy est le colosse éternellement maladroit et empoté, qui se heurte la tête au plafond (ce qui nous vaudra le gag du choc des fronts) , peine beaucoup à comprendre l’explication du stratagème inventé par André pour gagner aux courses quand celui - ci essaie d’initier ses comparses (« qu’est ce que je fais, moi » ?).

Sa mort elle- même au fond sera le résultat de sa maladresse, puisqu’il part vers son destin en ne demeurant pas auprès du téléphone pour répondre à l’appel de son frère et qu’il est d’autre part trop lent à fuir la menace du coup de fusil , lors du vol des feuilles.

On pourrait sans doute dire que son manque de capacité à s’adapter au réel présent le coupe de la possibilité d’un avenir.


………………………….



André diffère radicalement. Il représente le réalisme absolu, l’adaptation parfaite et continue au présent et à ses problèmes .Il ignore totalement la sentimentalité (on pourra seulement se poser la question de savoir si elle ne serait pas profondément refoulée). Originaire d’Aubrac, de condition probablement modeste, très tôt familier des chevaux, il est essentiellement animé par l’humour, la répartie vive, la gouaille (argot). Il aime se jouer des autres ( cf l’épingle sur le tapis de billard) ; il dit sans ménagement à Guy que lui aussi aurait pu être jockey « mais sur un percheron » et se moque de lui après son affrontement interrompu avec un lutteur forain .

Il témoigne d’une absence de sentimentalité étonnante, (sans jamais se révéler méchant, même s’il est capable de menacer au couteau un médiocre ferrailleur).Quand Isabelle le prie d’accepter son hébergement chez elle (en fait par intérêt  personnel), il refuse d’abord nettement, puis devant son insistance, cède, mais sans tendresse, déclarant cyniquement  « ce soir, j’avoue que çà m’arrange ». Et quand il découvre qu’elle leur a acheté du linge neuf, il est étonné, mais non ému. Ainsi se moquera –t-il du contenu mélo de la vieille chanson dont parle Isabelle « ça a dû faire pleurer dans les chaumières ». Il cherchera d’ailleurs une autre « piaule » par la médiation de Marguerite, et envisage ainsi de quitter la maison d’Isabelle, sans être sensible à son chantage affectif, de même qu’il abandonnerait Guy sans problème. (A Marguerite qui demande si Guy voudrait être videur de sa boîte, André répond à la place du colosse et élimine la perspective en disant que ce dernier n’est pas de Paris) . Il n’aime pas les liens, a fui soigneusement le mariage, qu’il dit redouter. Quand il se rend sur un marché délaissé depuis trois ans (ce qui confirme son absence d’attachement sentimental ), seuls les commerçants manifestent une émotion réelle ou de courtoisie. Lui demeure non affectif. Personnage incapable de se fixer, de se lier, il vagabonde avec une assez étonnante énergie, il n’est que passage. «  Je me baladais à droite, à gauche » dit- il aux commerçants qui s’étonnent de le revoir après si longtemps . Le sincère « tu nous as manqué, tu sais » d’une femme, engendre un « hum » quasi sceptique . A une commerçante qui lui apprend que son mari est mort depuis trois ans, il réplique immédiatement sans le moindre témoignage de sympathie et avec un cynisme assez frivole : « alors tu es libre » !

La dimension essentielle est pour lui le seul présent : (« mon passé, je le connais, quant à l’avenir, je préfère pas ») répond - il à Isabelle qui proposait de lui tirer les cartes ; il n’a jamais dit je t’aime « dire je t’aime, ça m’est toujours resté là »  dit – il en montrant sa gorge, sauf une fois ou deux où il a failli ! (Aveu discret, mais qui n’implique pas de regrets, peut - être plutôt le sentiment de l’avoir échappé belle !).

Il espère en revanche l’avoir dit à sa mère entrevue morte, à l’âge de 4 ans, emmenée sur un traîneau, la tête recouverte, allusion qui est faite rapidement, et sans aucune manifestation de tristesse, sans cette émotion qui étreint les deux autres personnages .

Il est sans lien amoureux, (refus ironique du mariage) un brin cynique quand il parle des relations aux femmes (allusion à la bagatelle : « Pigalle  je connais » ), affecte un mépris pour l’amour sentiment, et ironise sans illusion sur les dames dont il soupçonne le caractère intéressé, comme le révèle le commentaire sur le propriétaire aisé , gros consommateur d’ail : « c’est incroyable ce qu’il a pu enjamber comme bergères ;  faut croire que le pognon est un drôle de désodorisant ». Il choque même Guy quand ce dernier disant avoir rencontré une fille, n’entend qu’une réplique crue : « et tu l’as sautée ! » alors que l’autre répond  en sentimental froissé : non je l’ai épousée ! D’ailleurs, lorsque le colosse évoque nostalgiquement son enfance, André (tout en restant absolument plongé dans ses occupations de l’instant ) fait preuve d’ une écoute , certes attentive, mais absolument dénuée de sympathie, émettant même souvent remarques prosaïques et plaisanteries douteuses.

Ce qui le caractérise de manière indubitable, c’est le sens parfait de l’immédiate et incessante adaptation aux situations problématiques au fur et à mesure qu’elles se profilent. A Isabelle, il apprend que sa proprio l’a foutu dehors « mais vous en faites pas je me suis toujours bien débrouillé ». Il domine toujours superbement tous les obstacles qui surgissent dans son espace. Ainsi, au marché, il replace rapidement un plateau de balance qu’il avait déstabilisé, comme il rétablit prestement son équilibre après avoir buté dans un seau dans le parc du «  vol des feuilles ». Il saisit tout très vite, ce qui le rend presque insolent parfois ; à Isabelle, qui lui explique la métaphore de la vieille chanson : la petite mourra quand les feuilles seront tombées, à l’automne donc, il répond sans aménité « merci, j’avais compris » !

Ce personnage nous enseigne que vivre consiste à faire face lucidement aux problèmes qui ne cessent de surgir dans le présent et à les résoudre efficacement. Il est ainsi le roi du système débrouille, le prince de tous les petits trafics (vente de cravates , de feuilles), des stratagèmes aux courses  qui rapportent parfois un beau gain , lequel permet de faire la fête (vogue).Car s’il est assez obsédé par la recherche d’argent (« la fraîche »), par nécessité, il est en revanche incapable d’économiser, mais sait dépenser , prodigue dans la victoire ; ainsi, après un gain aux courses, il abandonne un billet à un ami , non par sympathie , mais en prince victorieux . Il est habileté et maîtrise (coup génial au billard)  repère tous les signes d’une situation avec une incroyable rapidité. (Le goût de bouchon du porto de Marguerite ). Il ne subit jamais les contraintes du réel, mais s’adapte immédiatement : on n’a pas de truffes pour manger les homards ; peu importe, on les fera à l’armoricaine . Il sait admirablement utiliser les autres pour ses propres affaires. Peu costaud , il sait solliciter la force de Guy pour porter ses valises, quand il est épuisé par la montée à Montmartre, comme pour récupérer de l’argent que des brutes lui doivent (épisode du garçon à la moto et du colosse ferrailleur). Il est le faible qui sait s’adjoindre la force nécessaire pour toujours l’emporter, pour rentrer dans son dû, contrairement à Guy dont la force considérable est incapable d’affronter par elle - même les problèmes du réel.


Il ne connaît jamais le trouble émotionnel, la nostalgie du passé ou l’inquiétude de l’avenir.

Ainsi le montre son silence impassible à l’annonce par Guy du meurtre de sa femme. Il ne le questionnera nullement à ce sujet jusqu’à ce que l’autre révèle la vérité. « Je ne te demande rien, c’est ton problème » (respect de l’autre ou relative indifférence un peu cynique et égoïste ? ) Mais une fois la situation connue , il ne peut résister à l’envie de résoudre la difficulté, pas du tout par altruisme , mais par plaisir de balayer tout obstacle qui se présente. (« je vais m’en occuper moi, de ton affaire » dit - il à Guy ). Il est le héros vif - argent dont l’énergie ne saurait résister au plaisir de résoudre tous les problèmes rencontrés. Quand il visite avec Guy la propriété où ils voleront les feuilles, et que ce dernier s’inquiète : (comment sauter le mur, y -a -t - il un chien ?) André a réponse à tout ; il montre à Guy comment grimper à la grille en quelques gestes méthodiques, le rassure pour le chien, « si ce sont les mêmes proprios que l’an dernier, ils n’en avaient pas » (remarque qui dit bien son absence d’inquiétude), pensant d’ailleurs à tout : « s’il y en avait un, on l’aurait entendu aboyer ».

Il n’hésite pas à voler des feuilles dans une propriété privée pour les fournir aux commerçants du marché comme il le faisait dans sa jeunesse pour survivre, alors que le plastique a remplacé à présent les feuilles naturelles ; cette opposition nature /artifice est présente mais le film s’épargne habilement un cliché fadement écologiste ; chez André , aucun sentiment de nostalgie ( souvent réactionnaire ) d’une nature assassinée par le monde moderne, puisqu’il déclare dans la propriété que les feuilles d’un arbre sont « tellement extraordinaires qu’elles ressemblent à du plastique ». Il n’est surtout pas passéiste : s’adapter au monde tel qu’il devient, est la sagesse d’André. Il ignore les regrets, les déceptions, la nostalgie. Il est essentiellement celui qui ne rêve pas ; ( peut-être par peur secrète d’être déçu ). Il n’oublie pas le passé, mais l’envisage seulement dans sa relation utilitaire au présent ( dettes anciennes à se faire rembourser, pour lesquelles il déclare qu’il a une mémoire d’éléphant ,  évoquant l’animal par gestes savoureux ! ).

Aussi, on ne s’étonnera pas de voir André reprocher aux deux autres personnages leur inadaptation respective au présent ; passéisme d’ Isabelle, (« vous vivez comme en 1900 ; il s’en est passé des choses depuis , on a été sur la Lune et bientôt on ira en week-end sur Vénus et Mars ») et absence d’initiative adéquate de Guy devant les problèmes  :« quand vas - tu te décider à téléphoner à ton frère ! »  et « faut que tu sois là , ton frère va téléphoner ! ». André tente perpétuellement de ramener Guy au présent pour lui permettre d’avoir un avenir, ce dernier en étant incapable par lui-même.

Le vol de feuilles se termine tragiquement par la mort du colosse. Ce n’est pas André qui en est responsable , puisqu’il lui avait demandé de rester chez Isabelle sur un ton d’autorité quasi paternelle et que Guy a désobéi, filant à la dérobée comme un enfant , courant ainsi absurdement à un destin tragique, alors qu’il aurait appris, s’il était resté, que sa femme était toujours vivante ! Il est donc privé définitivement de futur à cause de sa propre maladresse, de son inadaptation immature au réel.

Lors de leur escapade à la villa, il est gauche ( bruit quand il descend du mur ). Il est vrai qu’André lui-même provoque le réveil du propriétaire en renversant bruyamment un seau mal placé ; mais le heurt d’un ustensile dissimulé dans l’obscurité ne saurait signifier une maladresse : c’est plutôt obstacle imprévu du réel inhérent à toute activité. D’ailleurs, il rétablit immédiatement son équilibre, et s’il avait été seul, rien de tragique ne serait survenu. Car devant la menace du propriétaire armé, il fuit très vite, échappant habilement au danger . Mais c’est lui qui doit encore crier à Guy trop hésitant et chargé des sacs qu’il se refuse à abandonner : « lâche tes feuilles et grouille ». Guy, une fois encore, meurt à cause de sa lourdeur devant une situation problématique . André est alors ému fortement devant Guy qui s’effondre touché à mort, mais c’est une émotion fort normale , sans dimension pathologique.


La scène finale nous le révèle songeant à Guy, disant que c’était un môme et qu’il n’avait jamais eu de copains semblables ; comme Isabelle ajoute qu’il est lui aussi, un enfant, il répond alors qu’il n’a gardé de l’enfance que le mensonge  et révèle sans gêne qu’il n’a jamais été jockey, mais a seulement nettoyé les écuries ! (un menteur qui révèle son mensonge s’autodétruit en tant que tel dans ce mouvement ).

Le mot de la fin est celui d’Isabelle : vous n’êtes pas un menteur, mais un rêveur, et « il faut rêver, car si on avait que la réalité » ! On évitera toutefois de croire que se tient ici le message du film ! C’est sans doute, pour elle, une manière d’auto-justification intime puisqu’elle ment et se ment depuis longtemps ; elle fait croire et a fini sans doute par se persuader , qu’elle a vécu mariée pendant cinquante ans avec le beau fiancé tué accidentellement, s’ enfermant ainsi dans la nostalgie plutôt névrotique que l’on sait. Car André, lui, est certainement le contraire absolu d’un rêveur, le film entier l’atteste de manière irréfutable et enseignerait plutôt la nécessité de l’adaptation réaliste au présent.

Il est seulement permis de se demander si l’absence de sentimentalité manifestée par lui ne pourrait pas être le symptôme d’un refoulement puissant de la tendresse et de l’ émotion, suite au décès précoce de sa mère.


PARIS DECEMBRE 2008

Georges MONTCRIOL,

Professeur de philosophie

(Lycée Louis-le-Grand)

Paris V


Affiché le 19 mars 2009

Barthès
Ysabelle LACAMP publie Le jongleur de nuages

Ysabelle Lacamp vient de publier Le jongleur de nuages , ou 14-18, l'épopée d'un Chinois pas comme les autres.
Affiché le 18 janvier 2009

Roger CAREL
Toujours autant réclamé et apprécié sur les plateaux de doublage , Roger Carel est la voix de :
- Von Drake ( Mickey Club House )
- Hercule Poirot ( Hercule Poirot )
- Maestro ( Il était une fois l'homme )
- Winnie et Coco ( My Friends Tiger and Pooh )
- C32P0 ( The Clone Wars )
- Frederick de Saxe , dernier rôle de Peter Ustinov ( Luther )
- Eric Krieger ( Cinderella for a Night )

Affiché le 29 décembre 2008

Bertrand TAVERNIER : sortie de son livre AMIS AMERICAINS

Parution du dernier opus de Bertrand Tavernier : AMIS AMERICAINS , nouvelle édition enrichie , 824 photos, 996 pages, 69 E.
Magnifique hommage au cinéma américain et à ses créateurs par un homme qui a vu tous les films dont il parle avec passion et qui a rencontré les hommes qui ont fait ce cinéma que nous aimons et en est devenu l'ami.
Affiché le 17 décembre 2008

CAROLINE DARNAY met en scène LA PAIX DU MÉNAGE
Une pièce de Guy de Maupassant, avec Rotem Jackman, Nathalie Newman et Alexis Moncorgé.


" Le mari jouisseur et noceur délaisse son épouse qui en a pris son parti et flirte avec l'incontournable ami célibataire, amant impétueux qui, tel le coucou, aime le confort douillet du ménage d'autrui, aimable transition avant de s'engager lui-même sur la voie du mariage.

Mais leur roucoulade est menacée par les sens priapiques de l'époux qui, faute de grives, en vacance de maîtresse, l'amènent à tenter de les assouvir par l’usage du devoir conjugal.

[...] La mise en scène nerveuse et maîtrisée de Caroline Darnay, qui sait faire la part des choses entre le comique de boulevard et la peinture de caractère, réussit à moduler le mélange de tons pratiqué par Maupassant et exclut toute dérive inopportune vers les effets faciles des portes qui claquent.

[...]

Nathalie Newman est tout à fait juste dans le rôle de l’épouse, délicieuse et lucide, qui navigue entre la modernité conquérante et le désenchantement face à deux hommes : Rotem Jackman, parfait mari désinvolte à la Sacha Guitry, et Alexis Moncorgé, impeccable amant à la belle allure.

Tous formés à la même école, celle de Jean-Laurent Cochet, ils usent du même instrument et des mêmes préceptes pour représenter la partition de Maupassant et il en découle une belle harmonie qui nimbe ce bienvenu spectacle."

 http://www.froggydelight.com/

Affiché le 14 décembre 2008

Le DVD du film Le Voleur de Feuilles est désormais disponible!
    le voleur de feuilles - tableau                            

Pierre Trabaud avait ressenti le besoin en 1983, de passer une fois dans sa vie de l’autre côté de la caméra. Il a donc écrit, produit, réalisé interprété Le voleur de feuilles. Il y incarne un personnage tendre et cocasse aux côtés de Denise Grey, Jean-Pierre Castaldi et Jean-Pierre Darras remarquables dans des rôles originaux; ils sont eux-mêmes entourés d’une pléiade de comédiens de grand talent.

           

Le voleur de feuilles est sorti en 1984 en salle à Paris, il a été diffusé  à la télévision sur FR 3,       TéléLuxembourg, CinéCinéma mais jusqu’à aujourd’hui il était  indisponible en DVD.
             
        Il vous est désormais possible de vous le procurer dans le  cadre d’une souscription à compte d’auteur au prix de dix euros, port non  compris.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                    
COMITE DE PARRAINAGE DE LA SOUSCRIPTION
Trésorière Rosine FOURMY
Philippe ARIOTTIPhilippe d’HUGUES
Françoise ARNOULEric LE ROY
Brigitte AUBERPhilippe MAREUIL
Claude BRULEDenys de la   PATELLIERE
Roger et Lilane CARELPOPECK
Raymond CHIRATPascal ROGARD
Françoise CHRISTOPHEBertrand TAVERNIER
Jean-Laurent COCHETPierre TCHERNIA
Nicole COURCEL Jean TULARD
Jean COSMOSDominique WILMS
Paule EMANUELE 
           

 

                             
Affiché le 13 novembre 2008

SILVImauguinpierre arrivetz
Hommage à Chatou
 le voleur de feuilles - tableau   

Le dimanche 21 septembre 2008, l'Association Chatou Notre Ville, présidée par Pierre Arrivetz ,a rendu hommage à un comédien  catovien  ( natif de Chatou ) : Pierre Trabaud , à l'occasion des  Journées du Patrimoine.

       


          Après  une conférence de José Sourillan illustrant la carrière de comédien de Pierre Trabaud, les invités ont pu évoquer  l'homme, l'artiste, le professeur.

       

Voir les photos de la conférence
 2  3      4       5           6                

       
Affiché le 13 novembre 2008

arrivetz